J’ai choisi le vote utile | 16 janvier 2017

Communiqué

Vote utile

Dans 8 jours aura lieu le premier tour de la primaire. J’appelle à une participation massive pour signifier à Manuel Valls le rejet de ses politiques, le rejet de son bilan –partagé avec Macron.

J’ai été empêché de participation. J’aurai défendu les petits salaires et les petites retraites. J’aurais appelé à l’abrogation de la loi travail et à mettre le social au cœur. J’aurais appelé au rassemblement de toute la gauche pour battre Fillon et Le Pen.

Toutes ces exigences, je les maintiens. Je continuerai à les défendre.

Dans 8 jours, deux candidats peuvent être en situation de battre Manuel Valls et d’engager la construction d’un socle commun à gauche. Il faut qu’un des deux soit présent au second tour pour l’emporter.

J’ai avec Benoit Hamon et Arnaud Montebourg de nombreux points d’accord. Je leur ai dit et écrit. L’un et l’autre peuvent se compléter. Ils doivent se désister réciproquement l’un pour l’autre.

Mais il faut choisir. Dimanche 22 janvier j’ai choisi le vote utile. Ce sera Arnaud Montebourg. Ce ne sera pas un vote contre Benoit Hamon, je souhaite le rassemblement ! Ce ne sera pas non plus un vote d’adhésion à l’ensemble des propositions d’Arnaud Montebourg car je maintiens mes propositions. Je les crois utiles pour discuter ensuite d’une plateforme commune de toute la gauche.

Arnaud Montebourg veut abroger la loi travail. Il est partisan de l’union de la gauche. Il a précisé – et c’est très important à mes yeux – que ce serait sans Macron ! Il veut être le candidat de la feuille de paye, c’est un marqueur qui compte pour moi qui suis pour un salaire pour toutes et tous !  Il se prononce aussi pour une VI ème république.

Nous nous sommes rencontrés et avons décidé de poursuivre les échanges.

Dans cette campagne je suis résolument pour augmenter le smic, les salaires, les minimas sociaux, pour donner un revenu d’autonomie pour la jeunesse dès 18 ans. Je suis pour mettre le social au cœur. Je veux une gauche rassemblée pour répondre aux urgences sociales, écologiques, démocratiques. Il faut refuser de se laisser imposer des règles qui ont conduit à une triple catastrophe : économique, sociale et financière. Il faut au contraire une Europe sociale et démocratique.

Avec toutes celles et tous ceux qui m’ont soutenu, nous tiendrons une conférence nationale le 4 février à Paris pour tracer des perspectives pour une gauche démocratique et sociale.

Gérard Filoche