Élections américaines | Un jour triste pour l’humanité. Alerte ! Sonnez le tocsin !

Communiqué

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Un milliardaire dangereux a réussi à se faire élire comme un clown à la tête du plus puissant pays de la planète : il l’a fait à force de démagogie et de propos racistes, sexistes, nationalistes, xénophobes, guerriers… libertariens et créationnistes !  Une campagne dégradante pour l’intelligence, la culture, l’espoir. C’est une tragédie pour l’humanité. Et un tocsin qui sonne. 

On sait pourtant bien la cause de tout ça… c’est le fruit de l’horreur économique, de la terrible dictature de la finance, et du désespoir grandissant des peuples y compris américain. Mais comme elle apparait masquée, insaisissable, inattaquable, des millions d’électeurs déboussolés croient se rebeller à bon compte contre le système en votant pour le grotesque candidat… produit par le système. Le milliardaire Trump se fait lui même élire pour éviter sa faillite et ses turpitudes parmi ses pairs…

« L’élection a pesé 7 milliards », comme le titre Libé, il faut bien ça pour matraquer les consciences, déformer les lignes, faire peur, brouiller les cartes.

Des millions de gens déboussolés par ledit système s’abstiennent et ceux qui viennent quand même voter dans des conditions difficiles,  choisissent de repousser l’establishment d’Hillary Clinton et tout les pousse à tomber sur un  clown dangereux comme Trump. Sans doute un Bernie Sanders aurait pu affronter Donald Trump avec son programme socialiste, mais il a été écarté et celle qui restait, la chef du Parti démocrate était impopulaire parce qu’elle sentait Wall Street de trop près. C’est vrai que la toute puissance de la finance, et l’indécente politique de l’oligarchie indignent les peuples, mais sans parti, sans véritable gauche socialiste consciente et unie ils se font manipuler. Ça fait enrager, c’est triste et dangereux.

Le paradoxe est là : pour s’éviter d’être battus par les peuples, les financiers promeuvent des leurres, et nourrissent des clowns de ce type, cela leur évite d’être sanctionnés.

Il y a 83 ans, de la même manière, les grands capitalistes et financiers  tels que Krupp ont porté au pouvoir un « clown » qui s’appelait Hitler.

Lors des élections, les systèmes institutionnalisés n’offrent pas des vrais débats ni des vrais choix, mais des caricatures, basées sur le mensonge le plus odieux, manipulées par les médias et  l’argent des tout-puissants. D’où, ce 8 novembre 2016,  un taux de participation de 52,4 % seulement sur 200 millions d’électeurs potentiels. Il se dit que moins de 26 % des inscrits au total ont voté Trump : Clinton, aurait même en chiffre absolu davantage de voix (200 000, comme ce fut le cas de Gore contre Bush), mais même de justesse, Trump passe ! Il se dit que les Républicains ont perdu 3 millions de voix par rapport au scrutin face à Obama en 2012 mais les Démocrates encore plus, donc… (Comme en France où la droite a gagné les cinq dernières élections en pourcentage, tout en perdant des voix en chiffres absolus : ce qui, à la fois, circonscrit et éclaire le désarroi du salariat).

C’est la dictature de la finance qui a fabriqué ce clown. Elle fait ainsi diversion contre les légitimes revendications des peuples. C’est elle qui pille le monde entier, assèche les vies humaines, oppose les sexes, écrase les minorités, nourrit la misère et les rancœurs, alimente les frustrations, divise les peuples, elle qui est à l’origine de ce triste spectacle.

737 maîtres du monde, 147 multinationales, 50 super-entités

87 hommes possèdent plus que 3,5 milliards d’humains.

Et un milliardaire clown dangereux s’érige et est poussé au-dessus de la chaîne de commandement, trompant des millions de gens, en menaçant des centaines de millions d’autres. 

Les promoteurs de ce clown sont connus.  Ils ne sont pas anonymes, au point qu’on ne puisse rien contre eux ! Il  y a des responsables. Ils sont identifiables car le pouvoir capitaliste est extrêmement concentré aux USA comme dans le monde entier. Les « puissances de l’argent » et des marchés, comme on dit. Pas seulement aux États-Unis d’Amérique, mais en Europe aussi où on a eu au pouvoir des Berlusconi, et aujourd’hui des Orban.

Les multinationales forment une structure de nœud papillon géante et une grande part du contrôle est drainée par un cœur tissé serré d’institutions financières ? Il y a 43 060 firmes transnationales (Transnational Corporations ou TNCs), selon la définition de l’OFCE, et « à eux seuls, les 737 détenteurs prépondérants cumulent 80 % du contrôle sur la valeur de toutes les TNCs ». Le degré de contrôle de ce réseau est bien plus inégalement distribué que la fortune : les acteurs du haut de la liste détiennent un contrôle 10 fois plus important que ce qu’on attendrait sur la base de leur fortune. 147 TNCs via un réseau complexe de relations de propriété possèdent 40 % de la valeur économique et financière des 43 060 TNCs.  Au sein de ce conglomérat de 147 multinationales, 50 « super-entités » concentrent l’essentiel du pouvoir. Parmi ces « super-entités » : Goldman Sachs, Barclays PLC, JP Morgan Chase & Co, Merrill Lynch, Bank of America Corporation, mais aussi (en Europe), UBS AG, Deutsche Bank AG, et (en France) AXA en 4ème position, Natixis, Société générale, BNP Paribas. C’est au final un nombre extrêmement restreint de fonds d’investissements et d’actionnaires, au cœur de ces interconnexions, qui décident de restructurer les grands groupes industriels et de spéculer sur l’immobilier, le pétrole, les dettes des pays du sud, ou contre la zone euro…

Et ce sont eux qui versent des centaines de millions et qui décident de l’élection d’un Donald Trump. Impossible de se faire élire sans leur argent, sans leur complicité.

On a les mêmes chez nous, 7 milliardaires en France possèdent 95 % des médias. 1 % de l’oligarchie française possèdent la moitié du pays. Et regardez à quelle vitesse, ils font la pub de la milliardaire Le Pen, seule invitée à France 2 le 9 novembre pour commenter la victoire de Trump.

Par contre, on peut agir pour les empêcher de nuire.  Rien n’est fatal. On peut sauver le monde de cet abîme. C’est Bernie Sanders qui était le bon candidat contre l’establishment. 

On ne peut pas les combattre en s’adaptant à eux comme l’ont fait Hollande et ses épigones depuis cinq ans : au contraire, ça les nourrit.

La finance est notre ennemie, nous devons la combattre – vraiment. Car elle n’écoute pas les faibles, elle mène une guerre sans pitié, sans compassion contre les peuples.  Etudiez les programmes de la droite lors des primaires LR : ils veulent piller les pauvres pour abreuver encore plus les riches. Regardez le bilan du quinquennat d’Hollande : à force de flatter ces forces-là, de se soumettre à elles, il a désespéré la gauche et le salariat et ouvert la porte au pire –c’est pourquoi, nous devons nous unir derrière un candidat unique en 2017.

À ne pas combattre la finance, à ne pas être clairs sur l’alternative au capitalisme financier, nous aurons nous aussi « notre » clown à la fin.

C’est socialisme ou barbarie. 

Ou la gauche offre une alternative sociale et unitaire contre la politique du gouvernement actuel et de la droite LR ou les mêmes causes en France produiront les mêmes effets qu’aux USA.

Gérard Filoche

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