Le nombre de demandeurs d’emploi explose : François Hollande ne peut pas être candidat en 2017

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Le nombre de demandeurs d’emploi explose : François Hollande ne peut pas être candidat en 2017

Selon les critères qu’il s’était lui-même fixé, François Hollande ne peut pas être candidat à l’élection présidentielle de 2017. Il avait conditionné cette candidature au recul du chômage ou à l’ « inversion de la courbe du chômage ».

Aucune de ces deux conditions n’a été ou ne pourra être remplie.

Le nombre de demandeurs d’emploi n’a pas reculé depuis mai 2012 : il a augmenté de 1,3 million !

En mai 2012, le nombre des demandeurs de la catégorie A s’élevait à 3 163900. Selon les derniers chiffres de Pôle emploi le nombre de ces demandeurs d’emploi s’élève (fin août 2016) à 3 813 000. Loin d’avoir reculé, le nombre de demandeurs d’emploi de la seule catégorie A a augmenté de 649 100.

Il s’agit pourtant des demandeurs d’emploi d’une catégorie qui ne prend en compte que les seuls demandeurs d’emploi sans aucun travail. Si l’on ajoute à ces demandeurs d’emploi ceux qui travaillent dans des petits boulots (catégorie B et C), le chiffre est encore plus impressionnant. De 4 621 000 en mai 2012, leur nombre atteint maintenant 5 820 400, soit une augmentation de 1 199 400 !

Quant aux demandeurs d’emploi des catégories A, B, C, D et E, il atteint aujourd’hui le chiffre considérable de 6 611 300 : 1, 3 millions de plus qu’en mai 2012 !

La courbe du chômage ne s’est pas inversée

L’inversion de la courbe du chômage est un subterfuge inventé par François Hollande pour tenter de faire croire que, même si le nombre de demandeurs d’emploi avait augmenté de 1,3 millions depuis 2012, cela n’avait en rien empêché le chômage de reculer.

Pour que la courbe du chômage « s’inverse », il suffirait, en effet, que le nombre de demandeurs d’emploi cesse d’augmenter au cours de quelques mois, sans tenir compte de son augmentation de 1,3 million depuis mai 2012.

Cependant, même cet attrape-nigaud statistique ne fonctionne pas.

Malgré le tour de bonneteau de François Hollande consistant à faire passer les demandeurs des catégories A, B et C en catégorie D (demandeurs d’emploi en formation) dont le nombre a augmenté de 13,4 % en un an,  le nombre de demandeurs d’emplois à explosé en août 2016.

En un mois, le nombre de demandeurs d’emploi de la catégorie A augmente de 52 400 (+ 1,4 %). Le nombre de demandeurs des catégories A, B et C augmente de 80 600 (+ 1,4 %) : du jamais vu depuis 2009, en pleine récession économique !

En août, le chômage a augmenté tous azimuts : + 2,3 %  pour les jeunes de moins de 25 ans ;  + 10 900 pour les chômeurs de longue durée.

Cette augmentation, même si elle est brutale, est loin d’être une véritable surprise car elle s’inscrit dans une même tendance à la hausse du chômage.

En mai, le nombre de demandeurs d’emploi de la catégorie A avait augmenté de 0,3 %, celui des demandeurs d’emplois des catégories A, B et C de 0,6 %, celui des catégories A, B, C, D et E de 0,8 %.

En juin, le nombre de demandeurs d’emploi de la catégorie A avait augmenté de 0,3 %, celui des catégories A, B et C de 0,6 % et celui des catégories A, B, C, D et E, de 0,8 %.

En juillet, le nombre de demandeurs d’emploi de la catégorie A avait diminué de 0,5 % mais celui des catégories A, B et C avait augmenté de 0,1 % et celui des catégories A, B, C, D et E de 0,2 %.

Le résultat de tout cela est un fiasco complet

Ce fiasco démontre, sans la moindre ambiguïté, que les dizaines de milliards de cadeaux accordés au patronat n’ont été d’aucune utilité pour l’emploi et n’ont servi qu’à augmenter les profits patronaux et les dividendes des actionnaires.

A moins de 3 mois de l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle, il sera bien évidement impossible à François Hollande de faire reculer le nombre de chômeurs que connaissait notre pays en mai 2012 : il lui faudrait diminuer de plus de 1,3 millions le nombre de demandeurs d’emploi.

Il ne lui sera pas, non plus, possible d’ « inverser » de façon significative la courbe du chômage. Même si le nombre de demandeurs d’emploi diminuait en septembre et octobre, rien ne permettrait d’affirmer que cette diminution de simplement deux mois ne serait pas seulement conjoncturelle, une petite accalmie avant une nouvelle reprise de la hausse du chômage. D’autant que l’Unedic prévoit une nouvelle hausse du chômage en 2017 et que la Banque de France a revu à la baisse ses prévisions de croissance en 2016.

Le nombre de demandeurs d’emploi de novembre ne pourra pas être pris en compte : il ne sera connu que fin décembre, c’est-à-dire après que François Hollande ait décidé de se lancer dans la course présidentielle ou de jeter l’éponge.

François Hollande doit en tirer la conclusion qui s’impose et, pour une fois, tenir ses engagements : il doit renoncer à la présidentielle de 2017 !

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