Une coalition parlementaire derrière le candidat de gauche unie gagnant

Communiqué

Oui, il faut une coalition parlementaire

Rappelons que Benoit Hamon avait dit intelligemment qu’il n’aborderait pas les discussions avec Jean-Luc Mélenchon et avec Yannick Jadot en faisant de sa candidature un préalable.

La déclaration que choisit d’insérer Jean-Luc Mélenchon dans sa vidéo de réponse n’est pas celle-là, il aurait pu pourtant la choisir. Le passage qu’il choisit intentionnellement est une seconde déclaration de Benoit Hamon faite opportunément entre les deux tours de la primaire, juste avant le vote du 29 janvier.

Un membre du BN du PS, qui s’est rangé le 31 janvier à l’unanimité derrière Benoit Hamon, rappelait que pour faire l’unité, François Mitterrand avait nommé deux de ses opposants Premier ministre, Pierre Mauroy puis Michel Rocard. Il serait toujours possible à Benoit Hamon de présider façon VI° République avec Jean Luc Mélenchon Premier ministre et de s’accorder ainsi avec lui clairement.

Mais faut-il commencer par les questions de casting ou les questions de fond ?
Par les questions de fond bien sûr !

D’ailleurs Jean-Luc Mélenchon semble laisser penser dans sa réponse que les positions de fond sont « voisines ».
Et il choisit de mettre l’accent sur la composition de la future Assemblée.
Il a donc, en fait, ouvert la porte à condition qu’il y ait un accord aux législatives. Bah, bien sûr, comment pourrait-il en être autrement ?

Un gouvernement Hamon Jadot Laurent Mélenchon ne pourrait fonctionner sans majorité à l’Assemblée nationale. En aucun cas.
On ne va pas partir à la bataille des législatives avec un accord de gouvernement et avec 6 candidats de gauche dans chacune des 577 circonscriptions (577 PCF, 577 PS, 577 PG, 577 EELV, 577 LO…)
Un accord de gouvernement est possible, comme au Portugal. Même mieux encore si on peut.
Mais il faut une majorité à l’Assemblée (1) qui corresponde à ce gouvernement rose rouge vert !

Donc des négociations pour des candidats labellisés sur ce programme, afin d’arriver à un seul par circonscription, engagé par le soutien au programme commun de gouvernement.

Pour cela, il faut revoir tout dans un partage national entre toutes les forces de gauche qui soutiendront et qui participeront à ce gouvernement Hamon, Jadot, Laurent Mélenchon et de façon à représenter loyalement correctement toutes les composantes politiques.

Suggérons respect et patience, prudence et sérénité, solidité et volonté de fer de réussir aux négociateurs. Suggérons aussi le maximum de démocratie participative pour mobiliser une dynamique active derrière une telle orientation car c’est la condition pour qu’elle soit victorieuse à coup sûr.

Gérard Filoche

(1) Il serait même souhaitable de prévoir, en l’absence d’une proportionnelle intégrale une représentation à toutes les petites sensibilités de gauche – à moins que l’assemblée actuelle veuille bien modifier le mode de scrutin des maintenant.