Plus que jamais l’unité de toute la gauche, pas avec la droite !

Communiqué

Plus que jamais l'unité de toute la gauche, pas avec la droite

Il y a longtemps que Manuel Valls milite pour l’abandon du mot « socialiste » qu’il juge « dépassé ». Il vient de mettre ses actes en cohérence avec sa pensée. Par la même occasion, le vaincu de la primaire renie son engagement d’en soutenir le vainqueur tout comme ses gouvernements ont renié les engagements pris devant les électeurs lors de la campagne victorieuse de 2012.

Après la déchéance de nationalité, la casse d’un siècle de code du travail, le cadeau de 41 milliards de CICE au Medef, 1,3 million de chômeurs de plus, Manuel Valls annonce son soutien à Macron, lui qui promet une casse de tout le système de protection sociale, suite aggravée d’un quinquennat tragique contre la gauche.

Non seulement Manuel Valls soutient Emmanuel Macron, un des trois « candidats du fric », mais il estime qu’en cas de victoire de François Fillon « il faudrait aussi chercher à trouver des compromis avec la droite parlementaire ». Son souhait d’une coalition parlementaire avec la droite est en rupture totale avec l’histoire du socialisme depuis Epinay.

Les adieux à la gauche de Manuel Valls ne doivent pas rester sans réponse. Il ne suffit pas de se dire triste et d’en appeler au calme. Les statuts du Parti socialiste sont clairs : « les adhérents s’engagent à ne soutenir que les seuls candidats à des fonctions électives qui sont effectivement investis ou soutenus par le Parti socialiste » (article 1.2.3).  Il faut prendre acte du départ de Manuel Valls (et de tous ses amis qui soutiennent Macron). L’investiture doit lui être immédiatement retirée. Ce n’est évidemment pas en soutenant la droite libérale que barrage sera fait à Le Pen, au contraire, c’est lui servir de marche pied.

Non, le chapitre de l’union de la gauche n’est pas clos. Il y a plus que jamais nécessité de reprendre et de hâter l’unité de la gauche Hamon-Jadot-Laurent-Melenchon. En 72 h un accord global peut être construit : sur un programme commun, sur le candidat et la composition d’un gouvernement d’union, sur des candidats communs aux législatives afin de déboucher sur une majorité parlementaire. Le dernier coup de théâtre de cette campagne, ce doit être la victoire de la gauche unie les 23 avril et 7 mai.

Partout des appels et des manifestations se développent et les appels pour  l’unité de la gauche se multiplient pour les présidentielles comme pour les législatives. C’est ce qui motive la réunion publique unitaire à laquelle je participe ce soir à Paris à 19 h ce mercredi 29 mars salle Jean Damme, rue Léopold Bellan dans le 2° arrondissement de Paris.

Gérard Filoche