Pour un écosocialisme responsable et ambitieux

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La logique de surprofit qui s’est encore illustrée ces derniers mois ne nous permet pas d’envisager la transition écologique. La France championne des versements de dividendes est incapable dans ces conditions de mener à bien la sortie du productivisme qui détruit tous les jours un peu plus nos ressources naturelles et nos emplois.

Pour sauver la banquise, il faut nous sauver des banquiers qui investissent à tour de bras dans les énergies carbonées, la malbouffe, les OGM et l’obsolescence programmée. Le scandale de Volkswagen est révélateur d’une industrie qui privilégie sa rentabilité au mépris des normes écologiques. Sans un contrôle public et citoyen de la production, nous ne pourrons engager la transition écologique et sociale de notre société. Car disons-le, il s’agit moins d’imposer une règlementation contraignante que de s’engager résolument dans une économie post carbone en s’appuyant sur un bouquet énergétique sur les territoires. Il s’agit aussi de promouvoir une agroécologie respectueuse de la biodiversité et de notre alimentation. De développer une politique de transports en commun et de ferroutage incompatible aujourd’hui avec l’austérité budgétaire qu’impose le gouvernement aux régions et à l’État. Il s’agit finalement de réorienter la production parce que nous pouvons produire mieux, sans gaspillage, sans polluer et cela implique que chacun puisse disposer d’un bon salaire pour accéder à une consommation courante de qualité. La répartition des richesses est au cœur de la transition écologique.

La gauche et les écologistes ont le devoir de se rassembler pour éviter le désastre qui verrait s’affronter la droite et l’extrême au second tour des présidentielles. Nous avons la volonté d’y parvenir. De par sa diversité, la pluralité de son engagement, la gauche est la seule en capacité de répondre au réchauffement climatique et au chômage de masse. Et c’est justement dans la transition écologique que se trouvent les nouveaux gisements d’emplois. C’est dans l’intelligence collective des citoyennes et des citoyens que se trouvent les réponses à un mode de vie harmonieux et aux défis environnementaux.

Nous devons rompre avec une politique de l’offre consumériste imposée par le haut, par les actionnaires des grands groupes et un Président qui concentre tous les pouvoirs. Un écosocialisme responsable et ambitieux, autrement dit la synthèse du social et de l’écologie, est un projet qui demande à être porté par tous, au bénéfice de tous, à la condition d’avoir un vrai programme de gauche. C’est pourquoi une grande primaire citoyenne de toute la gauche et des écologistes est indispensable. Le 4 et 11 décembre, nous pouvons débattre sur un projet commun et choisir une candidature unique pour gagner les présidentielles. Cinq ans de droite serait un désastre pour la transformation écologique et sociale du pays et de l’Europe. Ne laissons pas l’avenir de la planète aux mains de la finance et comme le souhaitent 86% des électeurs de gauche, rassemblons-nous pour gagner en 2017.

Gérard Filoche

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