Primaire de la gauche : Montebourg et Filoche s’attaquent à MacDo

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BIG COLÈRE – Le candidat à la primaire de la gauche Arnaud Montebourg est venu apporter mardi matin à Paris son soutien à des salariés grévistes de McDonald’s. Ils réclament de meilleures conditions de travail ainsi que la relocalisation fiscale des bénéfices du groupe.
17 janv 12:36La rédaction de LCI

Il se veut le candidat du travail… et de la fiche de paie. Arnaud Montebourg a voulu le prouver en se rendant ce mardi dans un restaurant Mc Donald’s de la Gare du Nord à Paris. Il était accompagné du socialiste Gérard Filoche, candidat non-retenu lors de la primaire de la gauche et qui vient d’officialiser son ralliement à l’ancien ministre de l’Économie.

Tous deux ont rencontré les salariés grévistes du fast-food, qui dénoncent leurs conditions de travail de plus en plus précaires : smic horaire, temps partiel, absence de 13ème mois, absence de prime de nuit et d’intéressement, etc.

Arnaud Montebourg a d’ailleurs lancé un appel à McDo : « vous devez ouvrir des négociations salariales avec vos salariés car l’État ne peut pas rester indifférent au fait qu’une entreprise ultra-profitante est incapable de partager ses bénéfices ».

Montebourg tacle (encore) Hamon sur le revenu universel

Parallèlement à ces revendications, les salariés de Mc Donald’s ont engagé un bras de fer avec leur entreprise qui déclare une grande partie de ses bénéfices hors de France, alors même qu’elle bénéficie du CICE. Ils se sont d’ailleurs portés partie civile depuis plusieurs mois contre McDonalds dans un procès pour évasion fiscale et blanchiment d’argent.

Et Arnaud Montebourg, depuis longtemps engagé contre l’évasion fiscale, a tenu à saluer ce combat et prévenir Mc Donald’s : « il sera impossible dans l’avenir de dissimiler ces bénéfices dans les paradis fiscaux ».

Il a promis aux salariés du fast-food de suivre ce dossier au fil des semaines. Il n’a pas non plus oublié de tacler une nouvelle fois son concurrent à la primaire de la gauche, Benoît Hamon. « Je suis plutôt pour le salaire juste que pour le revenu universel », a lancé l’ex-ministre.